Perle : « Parfois, on veut juste se poser pour pouvoir être au calme. »

Par Ekklectic - Photos : J.Lentin


Comment est née la chanson « d’Oasis » ?

J’ai écrit « Oasis » en 2020 pendant la période du premier confinement. C’était un mood assez particulier, car on ne savait pas comment les choses allaient évoluer, tout le monde était bloqué chez soi et n'avait qu'une envie ; de reprendre une vie normale.

Quel message voulais-tu transmettre au travers de ce titre ?

On est constamment confronté à l’adversité et c’était une période assez compliquée pour tout le monde. Personnellement, j’avais besoin de mettre à l'écrit mon état d'esprit, parfois, on veut juste se poser pour pouvoir être au calme.


Et ton oasis à toi, c'est quoi ?

Pour moi, c’est la présence de Dieu, c’est une oasis de paix et de tranquillité éternelle.

Comment est-ce que tu as vécu le processus de création ?

Il y a eu des hauts et des bas, c’était plein d'émotions et d'énergies différentes à chaque étape. C'était la première fois que je bossais sur une chanson en totale autonomie du début jusqu'à la fin, que ce soit sur les paroles, la mélodie, le choix de l’instru ou autre. Je suis plutôt fière du résultat, même si, avec le recul, mon oreille s'est davantage développée et maintenant, j’ai un regard différent sur mon son. Avec le recul, je me dis que j’aurais peut-être encore modifié certaines choses.

Être fier de ses œuvres, c'est important pour toi ?

Oui, clairement. Après, quand tu es perfectionniste comme moi, ça peut aussi être un piège. Car tu veux toujours trop en faire et au final, certaines de tes œuvres ne voient jamais le jour.

Que représente la musique pour toi ?

La musique représente une grande partie de ma vie pour ne pas dire presque toute ma vie. J’y baigne depuis longtemps, et au fil des années, elle est devenue plus présente, plus imposante.

Qu'est-ce que tu veux transmettre au travers de celle que tu fais ?

De l’amour, de la joie ; montrer qu'il est possible de s’en sortir, mais après avoir vécu des choses compliquées. Ma musique parle de tout ; de la vie, des épreuves, de l'amitié, des relations, des rêves. Il n'y a pas de limites à ce que j’écris et je refuse de m’enfermer dans un thème en particulier; parce que la vie, c’est un tout.

Et être en indé, c'est comment ?

Ça a ses bons côtés comme ses mauvais. Mais dans l'ensemble, c’est vraiment cool car pour moi, être libre artistiquement n'a pas de prix. Tu prends des conseils par-ci par-là, mais personne ne t’impose quoi que ce soit. Et au quotidien, je dirais que c’est un réel apprentissage. Tous les jours, tu apprends quelque chose de nouveau. Il y a des choses que tu veux faire, mais tu n’as pas toujours les finances, les contacts ou encore les connaissances pour, donc tu cherches. Tu essaies à ta manière et tu apprends comme ça, sur le tas. Sur le long terme, tu t’enrichis vachement.

Le dernier son que tu as écouté ?

C'était « Petit Prince » du groupe Yaïr.

Le dernier son qui t'a fait kiffer ?

Ce n'est pas forcément récent mais le titre, c’est « Everything We Need » de Kanye West et Ty Dolla Sign.

Ton artiste préféré ?

J'en ai un, mais je le garde pour moi (rires).

Ce que tu te souhaites pour toi ?

Je me souhaite de trouver le temps nécessaire pour donner vie à mes projets musicaux ! Kiffer encore plus et, dans l'idéal, faire de la musique full-time.