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B-Keyz : Aux antipodes d'une carrière classique !

Par Ekklectik - Photos : J.Lentin

Salut B-Keyz, comment tu vas ?

Ça va très bien merci et toi ?

Ça va ! Tu fais de la musique, tu est musicienne, directrice artistique, et chef de chorale ! Ça fait beaucoup de casquette pour une seule personne !

En tenant compte du fait que je sois encore dans l'apprentissage, en effet ça fait beaucoup de casquettes. Aujourd'hui j'exerce pleinement en tant que pianiste mais j'ai toujours fait de la musique et pour moi c'était une évidence. Cependant, il m'a fallu du temps pour m'autoriser à me lancer, car je me disais que je ne pouvais pas présenter ce chemin de vie à mes parents. Dans ma tête j'entends encore la voix de mon père me dire : " Ma fille il vaut mieux que tu ailles faire des études, il n'y a pas de femme qui va être musicienne sous mon toit !"

Comment te perçoit-tu par rapport à toutes ces casquettes ? As-tu une préférence pour l'une d'entre elle ?

Ma casquette préféré est celle de la pianiste, car c'est celle que je maîtrise le mieux. Quand j'ai découvert les autres il est vrai que j'aurais pu avoir une préférence en me disant qu'elles étaient encore plus cools, mais très honnêtement ça n'a pas du tout était le cas. Être chef de chorale implique le fait d'avoir des gens sous ton autorité et pour qui tu dois constamment rendre des comptes. C'est beaucoup de responsabilités et en même temps, il y a cet aspect où les choses sont très porté sur le relationnel et sur l'humain, ce qui ne rentre pas dans l'aspect musicale. Si je devais choisir entre les trois, je mettrais la casquette de pianiste en premier. La seconde serait celle de la directrice musicale, car ça fait très peu de temps que je propose des arrangements, et j'ai encore beaucoup de choses à apprendre par rapport à ça. Et en dernier celle de chef de chorale.

Au quotidien, comment fais-tu pour gérer tes différentes tâches ?

Je ne sais pas comment je fais pour tout concilier, mais pour l'aspect gestion et organisation je ne suis pas toute seule. Il y beaucoup de choses à voir et à superviser en amont, c'est pourquoi j'ai des personnes à mes côtés qui m'aident à gérer le tout. Sinon au quotidien je prends des nouvelles des membres de mon équipe, je parle et j'échange avec eux. Je vois s'il y a des choses à régler en aparté, cependant je traitre toujours les problèmes par ordre de priorité. Il faut être disponible mais pas trop non plus. Je délègue au maximum pour ne pas me sentir submergé, car je peux voir certaines choses mais il n'est pas nécessaire que j'intervienne tout le temps.

As-tu toujours voulu être dans un groupe ? Ou es-tu plutôt le genre d'artiste à préférer évoluer en solo ?

Je préfère être une artiste solo, aujourd'hui la musique fait partit de mon quotidien et j'en fait toutes les semaines. Mais à la base je n'aurais jamais cru pouvoir en faire de manière hebdomadaire. Quand j'ai eu les premiers contacts avec le groupe dans lequel j'évolue actuellement, je n'avais clairement pas envie de l'intégrer. Je me disais : " Il y a déjà pleins de gens dedans et c'est pas du tout ce que je recherche." L'ironie du sort, c'est que c'est moi qui en suis la responsable aujourd'hui.

Quels sont les aspects qui te plaisent le moins dans le fait d'être dans un groupe ?

En ce qui me concerne c'est le fait d’être responsable pour d'autres personnes, c'est quelque chose qui est encore assez dur à accepter d'ailleurs. Je suis quelqu'un qui as l'habitude de se gérer solo, je n'aime pas la solitude mais j'aime faire les choses à ma manière, entreprendre et être indépendante. Je me fais rire seule, je m'entretiens seule, je dors seule aussi (rires) et ça ne m'a jamais dérangé. Je suis bien dans mes pompes comme ça.


Tu nous disais tout à l'heure que c'est seulement tout récemment que tu t'est autorisé à penser vivre de ton art. Mais d'où te vient cette passion pour la musique et comment cette grande histoire d'amour a commencé ?

C'est une histoire de famille, il faut savoir que mon père est littéralement l'homme de ma vie ! Je l'admire énormément et depuis que je suis petite je garde cette image d'un père intelligent, d'un père douée de ces mains, d'un père qui sait faire tout un tas de choses, comme la cuisine par exemple. Il repasse mes petites culottes s'il faut, il fait la serpillière s'il faut. Il fait de la musique, il fait à manger ! J'ai grandis avec mes deux parents mais mon père c'est ma mère et mon père en même temps.

Le fait d'être marié et d'avoir un enfant en bas âge ne l'a pas empêché de faire de la musique à tout moment. A l'époque tu pouvais venir chez moi et voir des pianos et des tables de mixage traîné un peu partout. Dès qu'on a eu la possibilité d'avoir une maison plus grande, mon père a fait construire un studio d'enregistrement dans le sous-sol de notre maison. Il y avait un studio de musique avec une batterie, un saxophone, différents claviers, plusieurs guitares … Des guitares basses, des guitares électriques, des guitares sèches, des tables de mixages etc… J'ai grandis dans un environnement où la musique était omniprésente, comme la nourriture dans le placard. C'était en veux tu, en voilà, c'est la !

As tu-fais de la musique en dehors du cadre familial ?

Oui bien-sûr, avec la passion que j'avais mes parents m'ont inscrite très tôt à des cours de musique et je pratique depuis l'école primaire. J'ai également fait du sport en étant plus jeune mais ça n'a pas été l'activité qui m'ai le plus intéressée. Mon premier instrument a été un instrument à vent, je le dis parce que des fois j'oublie qu'au départ j'étais tubiste et non pas claviériste. C'est de la que vient mon amour pour le saxophone ! C'est un instrument qui me touche particulièrement et que j'aspire à dompter.

Pendant 1 an j'ai fait du tuba et même si je ne comprenais rien mon prof de musique avait vraiment les yeux en cœur pour moi (rires). On était un groupe de 5 élèves et il me disait tout le temps : « Rose tu es douée » ! Moi dans ma tête je ne comprenais rien, je me disais mais qu'est-ce qu'il me raconte (Rires) ?! Il me disais : « Fait un Fa », j'appuyais et il me disais : « Oui c'est ça ! (rires) ! Il arrivait à voir en moi des capacités que je ne soupçonnais même pas. Je lui disais : « Mais monsieur je ne comprends pas, et en plus quand je rentre à la maison j'oublie les boutons c'est compliqué ! »

Raconte-nous ce qu'il s'est passé après ?

Après cela je suis partit au conservatoire, et j'y suis resté pendant 3 ans. J'avais des cours de chant, de solfège et de piano. J'étais noté à chaque semestre et les choses se passait très bien. Je me souviens des bulletins et des carnets de note que je recevais, j'étais toujours entre 15/20 et 17/20. Pour moi c'était la voix de l'excellence, mais le hic est que je ne l'ai pas suivi jusqu'au bout. Et pour cause, j'avais décidé d'arrêter le conservatoire en 6ème car je voulais faire des bêtises à l'école. Il faut savoir qu'à cette période je n'avais pas de copines filles car je trouvais ça chiant, et donc, pour compenser je m'étais entouré d'un groupe de mec avec qui je traînais tout le temps. Et comme je ne fréquentait plus le conservatoire car j'avais quitté, j'ai décidé de commencer à jouer tout ce qu'il me passait par les oreilles. Ça pouvait être du reggaeton, du rock, du R'n'B, du jazz.

Et aujourd'hui concrètement, est-ce que tu regrettes d'avoir arrêté le conservatoire ?

Oui et non, je ne peux pas dire que je regrette totalement car pour le coup j'y suis resté un bon moment. Toutefois s'il y a une chose que je regrette c'est de ne pas mettre posé les bonnes questions au bon moment. A l'époque, je n'avais pas l'entourage adéquat pour pouvoir me projeter musicalement. Inconsciemment, j'avais développé une espèce de peur par rapport à mes parents et par rapport aux regard des autres. Alors qu'il n'y a pas plus tard que 3 semaines en arrière, mon père m'a dit que si j'aurais voulu continuer le conservatoire il me l'aurait payé. Ce qui signifie que si j'aurais continué, j'aurais pu être prof de piano à temps plein, diplômée du conservatoire de Meaux. J'aurais pu être dans les grandes revues de musique comme celles que l'on voient à Paris dans les magasins. Donc l'entendre me dire qu'il m'aurais suivi dans mon délire, et qu'il n'y aurait eu aucun soucis à son niveau, je me dit mais purée qu'est-ce que ce j'ai été bête. Mais ce n'est pas une fin en soi, car aujourd'hui, je suis totalement affranchis de toutes ces mauvaises pensées.

A défaut d'être diplômée du Conservatoire, les études que tu as faites t'apporte-t-elle satisfaction ?

C'est deux poids, deux mesures, même si je considère que les études que j'ai faites sont géniales, et qu'elles me permettent de payer mon loyer elles ne réjouissent pas mon cœur pour autant. Aujourd'hui, je ne suis peut-être pas diplômée du conservatoire mais j'ai la capacité de faire de la musique toutes les semaines, et je compte bien faire en sorte que cela ne change pas.

Parle-nous un peu plus de ton parcours scolaire ?

A partir du lycée j'ai fait un Bac STMG filière marketing et après ça je suis allée en classe préparatoire technologique. Que j'ai enchainé avec une école de commerce en 3 ans. Puis je suis partit à l'étranger, ou j'ai fait de magnifiques rencontres puis j'ai obtenu mon master 2 en communication.

Comment as-tu gérer la transition entre la fin du lycée et les études universitaires ?

C'était en 2016, et j'ai bien vécut les choses car j'avais pris la décision de vraiment me focus sur les études. J'étais prête à vivre une vie toute tracée, genre métro, boulot, dodo, et sans extra sur le coté.

Quel a été le déclic qui t'a fait reprendre la musique ?

C'est le souvenir de deux filles de ma classe qui était avec moi quand j'étais au collège, et que j'admirais beaucoup car elles étaient en sport-études. Elles avaient leurs cours comme tout le monde mais le mercredi elles allaient à la gym. Donc inconsciemment dans ma tête, j'avais enregistrais le fait que si jamais elles ne réussissait leurs études, elles pourraient devenir gymnaste et finir leur carrière dans le sport. Je me suis projeté et je me suis dit pourquoi pas moi. A cette période, mon seul objectif était de finir mes études mais en même temps j'étais déjà consciente du fait que ce n'était pas ce qui me faisait vibrer. Je savais que je ne voulais pas d'une carrière lambda. J'ai toujours eu le sentiment que la seule chose que je savais faite correctement était la musique. Cette pensée n'a jamais quitté ma têt. Et c'est à ce moment-là que j'ai décidé de reprendre la musique mais pour de bon cette fois !

Ton parcours est super intéressant quand on sait que la musique est un milieu très précoce. C'est un peu comme le sport il est préférable, de commencer le plus tôt possible par rapport à tous les codes qu'il y a dans l'industrie. Aujourd'hui quels sont tes objectifs ?

Je ne me mets absolument pas de pression, je me laisse le temps de découvrir l'ensemble de mes capacités. Je veux prendre le temps de savoir où est-ce que je veux aller parce que c'est important d'apprendre à se connaître et de voir l'étendue de ce que l'on sait faire, pour définir ce à quoi est-ce que l'on peut prétendre par la suite. En ce qui concerne mes objectifs je m'autorise enfin à rêver et je ne me pose aucune limites.

D'ailleurs très récemment je me suis dit qu'il était temps pour moi d'être professeur de piano, c'est le métier dont j'ai toujours rêvé. Arrangeuse musical où compositrice est également quelque chose qui m'intéresserait, je travaille déjà pour un artiste en tant que compositrice. J'ai plusieurs opportunités et à terme j'aimerais vivre au moins de l'une de ces casquettes voir plus. Le métier que je fais il me plaît mais je ne pense pas finir ma carrière dedans, je pense très honnêtement qu'un jour je ne ferais que de la musique, H24, 7j/7.

Dans cinq ans on peut se dire musique full-time ?

Si le big boss du ciel me le permet, dans 5 ans franchement il n'y a pas de soucis ! C'est clair que je me verrais bien faire ça, je mets mes pesos de côté et j’achète mes instruments ! Tant que je peux subvenir à tous mes besoins, sans avoir à sourciller et à devoir démarcher les gens.

Sur tes réseaux sociaux il y a deux choses qui reviennent énormément : c'est la musique et la foi, pour toi c'est liée ?

Yes pour moi la musique et la foi sont totalement liées. On ne s'en rends pas forcément compte mais la musique n'est ni plus ni moins que le cri d'une âme. Quand tu écoutes la musique d'une personne et ce peut-importe la personne qui chante, les paroles ont un impact sur toi et quelque part tu finis par y croire. Croire en quoi précisément, chacun se gère ! Mais pour moi croire c'est déjà une preuve de foi.
 

« Faire ressentir des émotions aux gens par la musique est un don du ciel.

Permettre à des personnes de croire et d'avoir de l'espérance n'est pas quelque chose qui vient de nous. »

 

Ton rapport à la musique ?

Pour moi la musique est un cadeau qui vient du ciel, elle est beaucoup trop belle, beaucoup trop paramétrer, mathématique et imprévisible ! Je pourrais utiliser pleins de mots pour la décrire, la musique est spirituelle.

Partage-nous une chanson de ton répertoire.

Jireh du groupe Elevation Worship & Maverick City.

Est-ce qu'il y a des artistes qui t'inspirent et dont tu aimes l'univers ?

Je dirais David République que j'ai commencé à écouter quelque mois après ma conversion. C'est artiste a joué un grand rôle dans mon processus de guérison, et pour moi, personne ne l'a égaler jusqu'ici. J'ai vécu un décès et pour le coup je cherchais un style de musique qui glorifie Dieu, et qui le met à la première place tout en parlant des réalités de la vie de tous les jours. J'avais besoin de me réfugier émotionnellement, j'avais besoin d'entendre des sonorités qui me feraient voyager.

Au niveau de son univers, il arrive à moduler sa voix, des fois il parle comme les jamaïcains qui font du reggae. J'aime le fait qu'il propose des sonorités variés, qui ne sont pas uniquement afro-centré. David Républic est d'origine ivoirienne donc c'est normal qu'il y ait dans sa musique des sonorités très festives qui se jouent avec les tams-tams et qu'on a l'habitude de retrouver chez les artistes ivoiriens.

Un morceaux qui t'a marqué ?

Il y a un morceaux de lui qui sort vraiment du lot et qui montre cette diversité, le titre est "Guéris mon pays ". Quand on écoute le morceau on n'a pas l'impression qu'il s'agit uniquement de percussions provenant de la Côte d'Ivoire car c'est plutôt joué à la manière de ce que l'on peut entendre au Mali et au Sénégal . Mais ça reste très varié, et les rythmiques sont contemporaines, très classiques et européennes. même si des instruments à cordes et qu'il y en n'a depuis longtemps notamment la cithare. Au-delà des paroles quand j'écoute ce titre c'est comme-ci je suis à l’orchestre, à l'opéra, je voyage vraiment avec ce morceaux.

Que peux-tu nous dire sur ta manière de consommer la musique ?

Je peux écouter le même morceau pendant 3 mois, j'ai vraiment mon délire en termes de nouveautés. Le son peut-être sortit il y a un jour mais si c'est trop mainstream je prends pas. Je ne me laisse pas du tout dirigé par les sorties, donc je suis tout le temps considéré comme étant en retard musicalement par rapport aux autres, mais j'assume totalement, j'ai pas de soucis avec ça.

Tu es plus dans la qualité que la quantité ? Ce côté ou l'on apprécie la musique se perd énormément.

Je suis très sélective dans ce que j'écoute et j'assume aussi le fait de ne pas écouter ce que les gens écoutent parce que c’est le truc du moment. Peut-importe qui tu es, que tu sois Drake, que tu sois Kanye West, si je n'aime pas je ne prends pas. J'ai besoin de m'immerger totalement dans le morceau et de comprendre à quel moment interviens tel ligne de piano, est-ce qu'il il y a un piano et un pad ? Est-ce que c'est les deux mêmes personnes qui vont jouer où une seule personne ? Combien de personnes sont-elles présentent dans les chœurs ? Est-ce qu'il y a un homme dans les chœurs ? J'analyse toutes ces choses-là. Et parce que mon approche est différente, même si un son est tendance j'irais pas forcément dire aux gens que je l'écoute parce que ma manière de consommer et d'analyser la musique est totalement différente. La plupart du temps, je ne suis même pas dans la même énergie que les gens qui l'écoutent. Eux l'écoute parce que c'est le son du moment, tandis que moi j'écoute pour des raisons tout autre. J'ai besoin de m'immerger et d'avoir mon expérience musicale personnelle.

Et du consomme tout de cette façon-là ?

Ouais totalement ! C'est pareil pour les films et pour les séries mais c'est vrai que les fait d'être solo je me suis toujours dit il faut que j'écoute ma musique pour moi il faut qu'elle me parle à moi le fait c'est un peu comme s'acheter des vêtements pour la rentrée on va s'acheter des vêtement pas pout nous amis pour être in à l'époque et le sortir au contraire c'était pour le coup j'étais consciente que vous mes camarades du collège vous êtes pas comme moi je fais de la musique et je produis de la musique de mes propres mais donc ma façon d'écouter la musique en sera pas comme la vôtre et j'expliquais ca un jour a un camarade de classe parce qu'il était pas d'accord avec moi toi qui est peintre amateur t'auras jamais la capacité de peintre comme quelqu'un qui s'appelle Van Gogh pas parce son nom est connu ou je sais pas quoi pour le coup tu es juste peintre amateur mais est pas la même chose s'il s'endort littéralement avec l'image de ce qu'il veut reproduire dans les yeux. Ce n’est pas pareil, je produis quelque chose c'est un langage que je comprends quels sont les ingrédients que tu as mis dedans qui font que ça fait ça dans mon âme. Da


On peut voir que tu donnes des cours de piano, tu es plutôt dur ou plutôt cool avec tes élèves ?

Mon caractère ne change pas, mais j'adapte mon tempérament en fonction des élèves avec qui je travaille. L'apprentissage d'un instrument n'est pas de tout repos, il faut identifier les peurs qui peuvent bloquer un élève dans sa progression et comprendre sa manière d'assimiler les choses de manière à lui apporter une méthodologie et une routine de travail adapté à sa manière d'apprendre. Je suis exigeante mais bienveillante et je n’hésite pas à mettre mes élèves pour les aider au mieux dans leur prise de confiance.

As-tu rencontré des obstacles dans ton cheminement en tant qu’artiste ? Si oui lesquels ?

Le syndrome de la page blanche, c'est quand tu vas devant ton piano et que tu y restes pendant 15 minutes mais que tu ne sais pas quoi faire.
Pendants le confinement, je restais devant mon piano jusqu’à 6 heures du matin, j'oubliais de manger et d’aller aux toilettes. Je donne des cours de piano mais je continue d'en prendre également, pour rester dans une évolution constante. Et Les finances ont parfois étaient un obstacle.


Qu’est-ce que tu nous prépares pour la suite ?

Pleins de surprises !